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2026 - « Aux racines du ciel » - Chanson lauréate (section G – Prix Christina Goh) des Prix littéraires Jardin de France

  • 22 juil.
  • 4 min de lecture

Dernière mise à jour : 23 juil.

La remise de prix de la 24ème édition du Concours Jardin de France 2026, organisée par l'Association d'intérêt général Art et Poésie de Touraine (depuis 1955) et l’Académie Octaède pour la sauvegarde du sonnet régulier aura lieu en France le 25 octobre 2026.


PRIX LITTERAIRES JARDIN DE FRANCE


Félicitations à tous les participants ! Concernant la section G – Prix Chanson Christina Goh, pour rappel, la chanson originale candidate pouvait être interprétée en a capella par l'auteur-compositeur ou par un tiers, également avec un accompagnement musical simple ou élaboré. Le communiqué du palmarès a été partagé par le président de l’association, Rémi Godet, en juillet avant la remise de prix et médailles le 25 octobre 2026.


« Aux racines du ciel », 1er prix


Cette année, le 1er prix – Section G – Prix Chanson Christina Goh, a été attribué à Denis Ollier (paroles), Christophe et Jason Fauvet (composition) pour « Aux racines du ciel ».

Dans cette catégorie, le 2ème prix revient au titre « La ballade du souvenir » de Jean-Pierre Mallet.

A été également remarqué par le jury, « Enfant extraordinaire » de Lola Berthome.



Pour cette 24ème édition, neuf autres sections : en section A Poésie classique, B, en Forme fixe, C – Néo-classique, D- Libre non rimée, E – Non classique rimée ou assonancée, F- Formes brèves libres, et H – Nouvelles. Un palmarès intégral à explorer lors de la remise de prix du dimanche 25 octobre 2026, et qui sera à découvrir dans la revue internationale Art et Poésie de Touraine de l'automne 2026.

 


Sur « Aux Racines du ciel »


L’univers d’un auteur, la force d'un témoignage et l’essence d’une histoire...

En une chanson.


Et pour ceux qui diraient que l’ambition est trop intellectuelle, trop philosophique, que chanter en s'inspirant d'un roman prix Goncourt est trop élitiste, le poème « Aux racines du ciel » démontre tout le contraire.

Les mots qui suivent sont simples et puissants, comme les relances pertinentes d’une guitare électrique rock ; le parallélisme dans le poème et ses trois couplets avec la répétition d’un « Romain Garry » avec deux R, s’inscrivent dans un tempo entêtant :

"Un bouquin, Romain Garry"

"Oui raconte, Romain Garry"

"Oui reviens, Romain Garry"


Celui qui écoute ces mots chantés est ici le témoin d’une conversation de l’intime ; lorsque le lecteur tourne la dernière page d’un ouvrage, quand il vient de terminer le dernier chapitre d'une œuvre mais que fuse en son for intérieur le cri d’amour pour les personnages qu’il s’apprête à quitter ; quand il sait que ce monde tant détaillé hors de l'espace temps, côtoyé au fil des pages, résonne désormais et peut-être pour toujours, aussi en lui… 

"Oui la vie est belle aux racines du ciel, au ciel les racines

Qui désignent notre origine…"

C’est l’appel du cœur d’un humain parmi d'autres, le rythme d’une composition toute en ferveur pour évoquer tout un monde et ce, dès les premiers vers :

"La savane à l’infini,

Le soleil en haut, vivement la nuit…"

Et une question qui taraude mais qui trouvera sa réponse :

"La terre qui résonne, mais où est le point d’eau ?"

Dans l'épreuve, où est la ressource ?


Peut-être la clé est-elle dans le récit d'un autre, où le combat n’est pas pour l’avidité :

"Au ciel les défenses

N’ont pas le même, le même sens…"

C’est ce témoignage, paradoxe, qui se décline dans toute la chanson « Aux racines du ciel » : entre les nuages et la poussière, la mémoire de notre humanité est celle d’un éléphant éperdu.

Et tant pis si le mastodonte n’est plus évoqué dans notre actualité, tant pis si le monde écrit s’évanouit déjà, les refrains dans cette chanson ne sont jamais chantés de la même manière : variations de la composition, pont musical et crescendo s’allient aux métaphores, aux ellipses, à l’allégorie, pour une ode ornée de figures de style anciennes sur le rythme fervent d'une musique actuelle : trace encore, indélébile.

"La terre qui résonne quand ils gagnent le point d’eau."

Dans cette chanson-là, la mémoire arrive à bon port.

 

Christina Goh

Tours, le 22 juillet 2026






Découvrir "Aux racines du ciel"

(Auteur : Denis Ollier / Compositeurs : Christophe et Jason Fauvet avec une interprétation de Jason & Co)


La savane à l’infini,

Le soleil en haut, vivement la nuit…

La poussière sur le troupeau,

La terre qui résonne, mais où est le point d’eau ?

Un bouquin, Romain Garry

Et l’Afrique est là, l’éléphant barrit…

La poussière sur le troupeau

La terre qui résonne, mais où est le point d’eau ?


Refrain

Oui la vie est belle

sous le feu du ciel, au ciel les défenses

N’ont pas le même, le même sens…

Oui la vie est belle

aux racines du ciel, au ciel les racines

Qui désignent notre origine…


Tout l’ivoire que tu crois voir,

Avide inhumain, au bout d’un destin…

Tout l’argent entre tes mains,

Vaudrait-il la fin de la force en chemin ?

Oui raconte, Romain Garry

Quand l’Afrique est là, les éléphants gris…

La poussière sur le troupeau,

La terre qui résonne quand ils gagnent le point d’eau


Refrain

 

La poussière, une masse sombre,

Les vautours, les hyènes, autour de son ombre…

L’éléphant est sur le flanc,

C’est la liberté qui coule avec son sang.

Oui reviens, Romain Garry

Nous conter l’histoire des éléphants gris…

La poussière sur le troupeau,

La terre qui résonne quand ils gagnent le point d’eau.


Refrain



Kudos aux lauréats !

Ils recevront leur prix au cours du déjeuner-gala du 25 octobre 2026 à Tours. En savoir plus. Lien utile : en savoir plus sur Romain Gary.


Contact

 

C. Goh est basée en France.
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